Le café du matin, Avec mon Moka, je fais une première extraction, forte et intense. Puis, au lieu de jeter, je verse à nouveau de l’eau et ces grains usés offrent une seconde tasse, surprenante, veloutée, comme un secret murmuré. Rien ne se perd. Tout se transforme. Même le café. Un café réinventé, sans rien perdre. Essayez, vous verrez comme c’est bon. Je suis tellement ravie de cette trouvaille que j’ai voulu en faire un poème évocateur, fidèle à mon expérience. « Deuxième vie pour mon café » La deuxième extraction de café me rappelle le thé Lapsang Souchong. Ce goût de fumée, âpre et velouté, caresse mes narines comme un soupir de bois brûlé. Je hume la terre, le bocage sauvage, un sucre roux des plantations créoles. Sa couleur, cognac, m’enivre. Elle glisse sur mon palais, douce, fluide. Puis une pointe de piquant réveille mes papilles avant de choir dans ma gorge. Océan de saveurs, océan de douceur… Je reste rêveuse, bercée par la sérénité d’un jour frais, juteux comme une figue d’été. Un bonheur simple.